Califone

Califone n’est plus à présenter. Groupe légendaire dans le milieu du rock indé, il reste très difficile à cataloguer. Califone officie du coté du folk mais expérimente beaucoup en utilisant des instruments acoustiques pour en sortir des sons très originaux lorgnant parfois vers le psychédélisme. Califone s’impose comme un groupe qui allie parfaitement tradition et modernité musicale. Le résultat ? Des mélodies à rendre jaloux Bob Dylan et Radiohead et un son très planant. Comme chez le grand aventurier Howe Gelb, le collage un peu fou d’époques, d’instruments, de sons, de matières et d’artifices assumés réactive un désir non canalisé de grands espaces, cristalise la soif de pionniers-musiciens pour qui la plus belle des découvertes restera, finalement, toujours celle à venir.
Stanley Brinks aka André Herman-Düne

Loin, très loin des feux trop clinquants de la rampe (qui l’ont vu récemment quitter Herman Düne), Stanley Brinks est un explorateur nomade comme on n’en fait plus guère, qui trace sa route depuis Berlin ou New-York comme on prendrait la tangente, sans plan de carrière bétonné ni envie d’amasser une montagne de pétrodollars superflus au détriment de l’essentiel : une guitare sèche, une voix aux inflexions reconnaissables entre mille et une envie de communiquer au public le bonheur simple d’une histoire bien ficelée. Chantre de morceaux rugueux, captivants et sincères et de mélodies qui ont le chic pour vous toucher aussitôt à cœur, il s’entoure au gré des itinéraires musicaux d’amis de passage pour l’accompagner et son identité (autrefois André Herman Düne, mais aussi Klaus Bong, Ben Dope, Ben Haschisch, John Trawling, John Andreas ou Lord Stanislas), comme ses disques, se fait multiple comme pour mieux brouiller les pistes, comme pour mieux nous emmener avec lui sur ses chemins de traverse. Une des références folk du moment.